Compost'elles, ensemble transformons la matière en richesse

  • 2020-06-25 11:04:59
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  • Eclaira.org
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Osons poser un autre regard sur nos déchets

  • Structure porteuse : Compost'elles
  • Nature de l'initiative : Démarche individuelle (entreprise ...)
  • 2 ter rue Jacquard, 69004
  • Date de début : février 2019

Le compostage-paillage est un moyen de transformer les matières organiques en nourriture pour le sol. Pour Compost’elles, c'est aussi un outil pour changer notre regard sur notre façon de consommer, notre relation à la nourriture et à ce que l’on jette et plus largement notre lien avec notre environnement… L’entreprise promeut donc le compostage de proximité pour la gestion des déchets alimentaires et des déchets verts, ainsi que pour la réduction à la source et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

Les actions de Compostelle :

- l'accompagnement de projets de compostage de proximité, pour des résidents d'un immeuble, d'un quartier, pour les établissements avec une restauration collective, etc. en 3 étapes : diagnostic, mise en place et suivi, sur une durée de 9 à 12 mois

- la formation selon le référentiel ADEME de Gestion de proximité des bio-déchets (référent de site et guide composteur), et autres adaptées au besoin

- l'animation-sensibilisation : ateliers pédagogiques, ludiques, informatifs pour sensibiliser, éveiller la curiosité et favoriser les échanges sur le tri des déchets, le gaspillage alimentaire, le cycle de la matière organique, le compostage-paillage, le lombricompostage, la valorisation des déchets de jardin, etc.

Résultats qualitatifs et chiffres clés

Le compostage apporte de nombreux bienfaits :

  • Des économies réelles pour les organisations via la réduction des déchets et du gaspillage alimentaire. (c'est plutôt quantitatif!)
  • Une satisfaction éthique en favorisant le retour au sol de la matière organique (issue des biodéchets) pour le nourrir et lui rendre ce qu’il nous a donné.
  • Des bénéfices environnementaux : moins de déchets, moins de pollution liée aux transports des poubelles et à leur incinération, stockage du carbone dans le sol.
  • La création de lien social entre les participants au compost et donne envie de créer d’autre projets positifs (cuisine participative, jardin partagé, etc.)
  • La préservation de la biodiversité en s’affranchissant des engrais chimiques et des pesticides.
  • Une réflexion sur l’alimentation, la santé, nos modes de consommation et notre lien avec la nature qui se fait naturellement au cours du compostage.

Quelques chiffres clés :

  • Nos poubelles contiennent 1/3 de biodéchets, lesquels sont composés de 80% d’eau.
  • ¼ à 1/3 des déchets apportés en déchetterie sont des déchets verts
  • La réduction du gaspillage alimentaire dans la restauration collective est une source d’économies de 0,68 euros/repas.
  • Un composteur collectif de quartier permet à 60 foyers de valoriser leurs bio-déchets
  • Sur une année entre 3 et 5 tonnes de bio-déchets sont valorisées dans un composteur de quartier. 

Historique et perspectives de l’initiative

Février 2019 : Création de l’entreprise

Avant, les deux porteuses de projet faisaient partie de l’association les Compostiers,  qui n’existe plus. Grâce à leur statut d’indépendantes, les porteuses de projet ont bénéficié d’un accompagnement pour la création d’entreprise.

 

Août 2019 : Obtention du marché de la métropole de Lyon en groupement pour ce qui est de l’accompagnement des composteurs de quartier.

Les porteuses de projet travaillent aussi avec d’autres communautés de communes comme Villefranche Beaujolais, ou les Vallons du Lyonnais avec lesquelles elles accompagnent des projets de compostage collectif et animent des ateliers sur les déchetteries pour la prévention des déchets verts et inciter à utiliser ces ressources pour le paillage notamment. Compost’elles a également accompagné une école pour installer un composteur d’établissement, et organisé des ateliers de sensibilisation sur le gaspillage alimentaire auprès des élèves.

Du côté des entreprises, Compost’elles a accompagné Arkema avec un diagnostic biodéchets au niveau du restaurant d’entreprise. L’objectif est d’évaluer la qualité et la quantité de biodéchets pour donner des préconisations sur ce qu’ils peuvent en faire pour les valoriser, comme le compostage sur place. Dans ce cadre, Compost’elles a animé des ateliers pour sensibiliser les convives au gaspillage alimentaire.

 

Perspectives : les porteuses de projet développent l’accompagnement auprès des établissements. De surcroît, l'action de composter peut participer au développement des personnes et à l’amélioration de leur bien-être à travers un  projet collectif et valorisant.

Facteurs d'accélération et freins

Les freins :

Pour les composteurs de quartier ou pied d’immeuble c’est l’image qui leur colle à la peau : les odeurs, les nuisibles et les moucherons. Pourtant, l’odeur est plus souvent liée à la fermentation dans les sceaux qu’on n’apporte plutôt qu’au compost lui-même. Il faut apprendre aux habitants à bien gérer le compost pour éviter les désagréments et les défaire de leurs préjugés.

Par ailleurs, des personnes sont prêtes à donner leurs biodéchets mais n’ont pas envie de gérer la logistique et l’entretien eux-mêmes. C’est un engagement de se lancer dans un tel projet, et cela peut constituer un frein.  Pour les entreprises, il faut que ça fasse partie de la fiche de poste des personnes chargées de la gestion pour tenir compte du temps passé. Un changement de comportement des équipes ou des agents dans l’organisation est également nécessaire. C’est donc un projet collectif qui doit embarquer toutes les parties prenantes, y compris les dirigeants.

 

Les facteurs d’accélération :

L’activité a tendance à augmenter. L'inflexion a commencé à prendre à partir du film « Demain ». Les porteuses n’ont pas le temps de faire du démarchage mais beaucoup de personnes se posent des questions et veulent passer à l’acte. Même la crise du coronavirus a permis une prise de conscience, et on commence souvent par le compost. C’est le début d’une réflexion sur l’alimentation, les effets sur la santé, le bien-être…

Le plus gros levier reste le collectif : venir composter avec des personnes du même quartier, de la même résidence, qu’on ne connaissait pas avant est stimulant. Cela permet de recréer du lien social, ce qui débouche aussi sur la volonté de cultiver soi-même des plantes. Le compostage est un point d’entrée sur une réflexion plus globale. On se fait plaisir en venant composter.

Un autre facteur est la réglementation. En effet les établissements qui produisent plus de 10 tonnes par an de biodéchets doivent les séparer pour les valoriser en vu d’un retour au sol. Au 1er janvier 2025 (selon la Loi de transition énergétique pour une croissance verte) toutes les collectivités devront proposer des solutions pour permettre aux habitants de séparer leurs biodéchets du reste de la poubelle. Et tous les établissements (petits restaurateurs, épiceries ou gros) seront concernés aussi. La Commission européenne a ramené la date au 31 décembre 2023.

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Modérateur

  • Amandine Ameline

    Chargée de mission

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